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Toucher du mushaf (le 09/05/2007 à 18h00)
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Tout d’abord, cet article n’est pas destiné aux gens qui délaissent le coran et la sunnah, et suivent aveuglément leurs chouyoukhs (savants) , sous prétexte que ces derniers connaissent bien le Qur’ân et la Sunnah, et par conséquent, les suivre équivaudrait en réalité à suivre le Qur’ân et la Sunnah.
Ceci n’est pas vrai en islam, car en fait, on est tenu de ne suivre que le Prophète ,et seulement lui, puisqu’il est le seul Messager ;
Ceci est dit dans le Qur’ân, Sourate 3 verset 31 :
[31] Dis : "Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux
Et dans la Sourate 59 verset 7 :
[7] …Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Allah car Allah est dur en punition.
Et dans la Sourate 24 verset 63 :
[63] qu’ils prennent garde ceux
qui ne suivent pas l’ordre du Prophète, qu’ils soient atteints par une tentation (fitna) ou bien qu’il les atteint un grand châtiment.
Cet article s’adresse principalement aux femmes, qui quand elles se posent la question sur la possibilité de toucher le mushaf (Qur’ân sur support papier) pendant les menstrues, se trouvent confrontées à presque une seule réponse : il est interdit de le toucher.
La deuxième étant préconisée par une catégorie de savants – très généreux d’ailleurs - qui lui permettent - tout de même –de le lire, mais sans le toucher ; et qui veulent savoir ce que disent le Qur’ân et la Sunnah à ce propos, et non ce que disent les chouyoukhs.
Il faut dire que j’ai toujours été intrigué par ces réponses, que je n’ai jamais acceptées d’ailleurs, tellement qu’elles me paraissaient illogiques, contraires aux fondements de base de l’islam, lourdes de pratique - surtout la seconde, qui permet la lecture sans le toucher - et dénuées de toute assise scientifique. Et ceci est d’autant plus vrai, que cela prive la femme – et pendant une partie assez importante de sa vie - d’être en contact avec la parole de son seigneur, et ceci au moment où elle en a grand besoin, c'est-à-dire lorsqu’elle ne peut pas prier et ne pas jeûner. Ceci contrarie totalement les recommandations de l’islam, aussi bien dans le Qur’ân que dans la Sunnah, et il suffit juste de savoir qu’Allah dit dans le verset 41 de la Sourate 33 :
[41] Ô vous qui croyez ! Evoquez Allah d'une façon
abondante, pour s’en rendre compte.
Beaucoup plus que cela, cela caricature l’islam d’une façon assez marrante, et ceci lorsqu’on voit la femme se doter de petits bâtonnets, pour éviter de toucher le Mushaf, lorsqu’elles tournent les pages, donnant ainsi l’aspect qu’elles prennent leurs précautions pour ne pas se salir du toucher du mushaf, et pas le contraire,comme le laissent sous-entendre nos fameux savants.
L'étude se fera donc suivant deux niveaux :
1- ceux qui autorisent de lire le Qur’ân sans le toucher
2- ceux qui interdisent de toucher et lire le Qur’ân
Avant de commencer la discussion proprement dite, nous allons tout d'abord poser le problème de façon claire et complète, et ensuite commencer la recherche des preuves dans le Qur’ân et la Sunnah, qui lui sont relatives.
Définition du problème :
D'abord, nous remarquons que le problème se pose seulement pour le Qur’ân sous la forme de livre, et non pas pour les autres formes telles que les cassettes audio ou vidéo (fatwa de cheik Ibnou Baaz),le disque compact, le coran digital, le téléphone portable, l'écran d’ordinateur ou autre.
Ainsi, le problème se réduit au contact du doigt de la femme en période de menstrues avec le papier (Mushaf), et seulement avec le papier, et non pas au contact en tant que tel, puisqu’il est permis de toucher le Qur’ân sous une autre forme.
Discussion logique :
1-: A ce niveau là, on voit que le problème est louche dès le départ. En effet, le jugement ne devrait pas dépendre de la forme, puisque les lois coraniques ne sont attachées ni à la forme, ni au temps, autrement, elles devraient changer avec le temps, ce qui est contraire à l’universalité de l’islam. Et ceci est suffisant à lui seul pour montrer que ce jugement est sans base scientifique et qu'il s'oppose à un des principes de base les plus fondamentaux de l'Islam : à savoir qu’il est valide n'importe où, et n'importe quand.
Et comme de nos jours, on a tendance à utiliser de moins en moins le mushaf, mais plutôt Internet, les disques compacts, les machines électroniques ou les portables, parce que beaucoup plus souples et pratiques, et contiennent non seulement le texte avec la possibilité de recherche et l’explication, mais aussi sa récitation ; on voit que ce jugement est sans retombée pratique et par conséquent inutile. Et il suffit à la femme ayant ses menstrues - pour éviter de se confronter à ce jugement - de lire le Qur’ân sur un portable ou autre, ce qui est d’ailleurs de plus en plus fréquent de nos jours.
2-: le fait d’attacher le jugement seulement au contact, voudra dire automatiquement, qui il y a là transfert d'impureté matérielle par la femme, à travers son doigt,
lors du toucher, au mushaf. Mais ceci est complètement absurde, et en contradiction flagrante avec la hâdith du prophète qui disait à Aicha (en état de menstrues), de lui passer la khomra (espèce de petit tapis pour la prière) de la mosquée ; et quand elle s’en est excusée, il lui expliqua que ses dernières ne sont pas dans ses
mains. Nos imminents savants, devant ce hadith, n’ont pas été assez loin, ils se sont contentés tout simplement de le falsifier, en disant qu’en fait ses menstrues ne sont
pas entre ses mains, car ça ne dépend pas de sa volonté. Mais cela ne peut pas marcher, puisque dans le hadîth lui-même, le Prophète lui a dit qu’effectivement ses menstrues ne dépendent pas de sa volonté, et qu’elles ne sont pas dans ses mains, et
qu’elles sont par conséquent propres, ainsi elle peut rentrer à la mosquée lui chercher sa khomra, ou à la limite tendre sa main pour la prendre et la lui donner…
Et si c’était seulement cela ! Mais le plus grave, c’est que c’est exactement ce que pensent le juifs et les associateurs arabes de la femme en période de règles, et que nous devons, nous musulmans, les contrarier, comme il a dit le Prophète :
Celui qui se ressemble à un groupe, il en fait partie.
En plus de cela, la conséquence immédiate de ce jugement, est que quiconque qui touche une femme pendant ses menstrues, doit refaire ses ablutions, ce qui est complètement absurde, et de là le jugement qui lui a donné naissance.
S’ajoute à cela le fait que les ablutions ne sont pas obligatoires pour les
quatre piliers de l'Islam, et on voit mal comment elles le seraient pour la lecture du Qur’ân, qui ne peut pas être comparée à eux, et n'excède pas le fait que la lecture du Qur’ân soit un culte singulier. En effet, chacun sait, que la Chahada (= attestation de foi) n'a pas besoin d'ablutions, juste comme le Ramadan (= jeûne),la Zakât (=aumône), et le Hajj(= pèlerinage) – excepté le tawaf- ; mais c’est seulement la prière qui a besoin
d'ablutions.
En effet on a dans sahih mouslim (560) où Ibnou Abbas rapporte, qu’ils étaient chez le prophète une fois, quant il revint des toilettes, et on lui
présenta un repas, et on lui a dît :
vous ne faites pas les ablutions, et il répondit pourquoi vais-je faire la prière
(pour que je sois obligé de les faire)
De l'autre côté, on sait que l'impureté matérialiste ne peut être transférée
par le toucher, que par l'élément contenant cette impureté, (dans notre cas
de figure, le doit touchant le coran). Et l'on sait par ailleurs, que la femme
qui a ses règles n'est pas pour autant impure, il est seulement interdit
d'avoir des rapports sexuels avec elle (légaux bien sûr).
3- le mushaf n'existait pas encore, lors de la révélation du coran, et lorsque le prophète (paix et salut sur lui) a dit les différents hadiths relatifs à son toucher. Et la preuve en est qu’il n’y a aucun texte, ni coranique, ni prophétique qui en parle. Et par conséquent, il est impossible qu'Allah interdise une chose qui n'existait même pas encore, au temps de la révélation.
En effet, ce n'est que vers la fin du premier quart de siècle que le calife Othman a crée le mushaf. Et il va de soi, qu'il y a eu confusion entre le coran, et le mushaf, dans tout ce qui a été avancé comme preuve de l'interdiction du toucher du mushaf.
Mais me dira t-on, là vous êtes en train de jouer sur les mots, coran ou mushaf c'est la même chose ! Et bien non, ce n'est pas la même chose, parce que si c'était la même chose, le jugement en question n'aurait plus de sens, car il stipule qu'il est interdit seulement de toucher le coran inscrit sur le papier, et non sur tout autre support. Et tout le monde est d'accord pour appeler coran, la parole d'Allah, qu’elle soit inscrite sur CD-ROM, ou sur cassette, ou sur tout autre support matériel.
4- L'on sait bien que le Qur’ân inscrit sur n'importe quel support, n’est pas la parole d'Allah proprement dite, mais juste une transcription de cette dernière sur un support matériel, et ceci, ne serait-ce que parce-que la parole d'Allah n'est pas créée, alors que toutes les transcriptions sont créées par l'homme.
5- On sait que les gens qui touchent le Qur’ân ne le font que pour le lire, en général, chose d'ailleurs très recommandée par Allah, et ceci dans beaucoup de versets tel que le verset 33 de la Sourate 41 :
[33] Ô vous qui croyez ! Evoquez Allah d'une façon abondante. Par ailleurs, leur permettre sa lecture et non son toucher, est vraiment distordu.
Si au moins ces braves gens avaient interdit la lecture, ça aurait pu avoir un sens. Mais interdire le toucher et permettre la lecture ne peut relever que du domaine de l'anecdote. Ce qui montre bien cela, ce sont les femmes qui, pour tourner les pages du mushaf, doivent utiliser des baguettes, qui font penser aux baguettes magiques du magicien et qui donnent l'impression de manipuler quelque chose de mal propre, plutôt qu’une chose sacrée.
6- il est bien dit dans le Qur’ân que les bienfaits font disparaître les pêchés, (verset 11 de la Sourate 14 :
[11]... Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises.
Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent, et si le toucher était un pêché, comme veulent le prouver ces braves gens, alors la lecture d'une seule lettre vaut dix bons actes, comme l’a dit le Prophète dans sunane Aththirmidhy (hassan sahih), et par conséquent, on a tout intérêt à toucher le mushaf et répondre à l'appel d'Allah , qui nous recommande de le lire souvent.
8- la religion est basée sur le principe de la simplicité, comme le dit Allah dans le Qur’ân (au verset 2 de la Sourate 185: Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté…), et (verset 2 de la Sourate 286: Seigneur! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter,..), et par conséquent, Il ne peut pas nous demander de faire quelque chose de compliqué. Et il est certain que le fait d'obliger les gens à faire les ablutions avant de toucher le mushaf est très compliqué, voire impossible.
En effet, il est inconcevable de demander aux ouvriers qui travaillent dans les imprimeries du Qur’ân de garder leurs ablutions durant la journée.
Un autre cas de figure est celui du marchand de mushaf et du client qui veut l'acheter : ceux-ci qui doivent garder leurs ablutions pendant des temps assez longs.
Un troisième cas de figure est ceux qui mémorisent le Qur’ân dans les écoles coraniques et qui doivent être en contact perpétuel avec le mushaf.
9- le résultat direct de ce jugement est catastrophique sur le plan de la pratique. En effet, de par leur peur de toucher le mushaf sans ablution et de tomber dans le pêché, beaucoup de gens sortent le mushaf de leurs maisons, et l'emmènent à la mosquée pour qu'il soit lu, et non abandonné dans les rangées de la bibliothèque de la maison.
10- il faudrait qu'il soit interdit aux non adultes de toucher le mushaf puisqu'ils ne peuvent faire les ablutions, vu qu'ils ne peuvent pas encore avoir l'intention qui n’est valable que chez l’adulte.
En résumé, on voit clairement à partir de cette étude logique, qu'il est impossible qu'Allah ou Son prophète puissent interdire une pareille chose qui n'existait même pas au temps de la révélation et qui ne comporte aucun mal, mais plutôt beaucoup de bien.
Discussion scientifique : Preuves du Qur’ân et du hadîth :
Du Qur’ân:
Allah a dit dans le verset 56 de la Sourate 79 :
[79] que seuls les purifiés touchent ;
Voulant dire par là que seuls les purs peuvent toucher le Qur’ân et non les purifiés, de même qu’il n'est jamais fait allusion au mushaf.
La majorité des exégèses sont d'accord sur le fait qu’ici-bas les purs sont les anges car les humains ne sont pas des purs : ils se purifient quand ils perdent leur purification ; c'est pour cela que la traduction doit bien employer le mot purs, et non purifiés.
Il faut remarquer ici, que pour traduire le Qur’ân, la meilleure façon est de le faire tout d'abord par le Qur’ân, puis par la Sounnah, et ensuite par les dires des compagnons et ainsi de suite.
Mais en aucun cas laisser une explication coranique et aller chercher une autre, quelle qu’elle soit.
Or ici, on a justement une explication de ce verset par un autre verset, comme l'a dit l'imam Malik
L'explication de ce verset est dans la Sourate abassa :
)فِي صُحُفٍ مُكَرَّمَةٍ) (عبس:13)
)مَرْفُوعَةٍ مُطَهَّرَةٍ) (عبس:14)
)بِأَيْدِي سَفَرَةٍ) (عبس:15)
)كِرَامٍ بَرَرَةٍ) (عبس:16)
Il a dit aussi dans le verset :
)وَلَوْ نَزَّلْنَا عَلَيْكَ كِتَاباً فِي قِرْطَاسٍ فَلَمَسُوهُ بِأَيْدِيهِمْ لَقَالَ الَّذِينَ كَفَرُوا إِنْ هَذَا إِلَّا سِحْرٌ مُبِينٌ) (الأنعام:7) .
Et que si on faisait descendre sur toi un livre dans une couverture et qu'ils le touchent avec leurs mains, alors ils diront que c'est bien là une magie certaine.
Si vous vous concentrez bien sur ces deux versets, vous constateriez avec grande évidence, que dans le premier, on parle de livre caché, bien gardé, protégé, qui est bien sur chez Allah, dans les cieux, et on désigne ceux qui touchent par une qualité qui leur est propre, à savoir qu'ils sont toujours purs.
En effet, il y a une grande différence entre les mots Al mutahharoun- la qualité de pureté leur est propre- et Al mutatahhiroun- se purifient quand ils perdent cet état-, comme l'a dit Allah dans le verset 2 de la Sourate 222 :
)وَيَسْأَلونَكَ عَنِ الْمَحِيضِ قُلْ هُوَ أَذىً فَاعْتَزِلُوا النِّسَاءَ فِي الْمَحِيضِ وَلا تَقْرَبُوهُنَّ حَتَّى يَطْهُرْنَ فَإِذَا تَطَهَّرْنَ فَأْتُوهُنَّ مِنْ حَيْثُ أَمَرَكُمُ اللَّهُ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ التَّوَّابِينَ وَيُحِبُّ الْمُتَطَهِّرِينَ) (البقرة:222)
Allah aime ceux qui se repentissent, et ceux qui se purifient.
Ibn kayyim al jawziyyah a dit dans son exégèse qu'il y a dix raisons pour croire que ce sont des anges, et non des humains, qui sont désignés par le verset.
Tandis que le deuxième verset spécifie bien que même si les mécréants touchaient bien de leurs mains, le bouquin qui leur serait envoyé par Allah contenant sa parole évidement, et bien ça ne les ferait pas croire.
A partir de la sounnah :
On a le hadîth de Mouslim où le Prophète a réfuté celui qui a voulu faire ses ablutions avant de manger, et lui dît : pourquoi doit-je les faire ? Je ne vais pas faire la prière !
Ce qui veut dire que les ablutions sont obligatoires seulement pour la prière, et uniquement pour la prière. Et c'est bien cela qu'ont compris les compagnons puisqu’aucun d’entre eux n'a rien dit, alors qu'ils auraient bien pu lui dire que nous faisons bien les ablutions pour lire le Qur’ân, ou pour le contact sexuel, ou pour dormir, ou pour quoi que ce soit d’autre, et n’ont pas été allé inventer des raisons plus au moins mystiques, essayant par là d'être plus royalistes que le roi.
Il faut à ce stade souligner une chose très importante, c'est que le Prophète ne retarde jamais l'explication mais est obligé de la faire en temps opportun.
Et là, on voit bien qu'il s'est contenté de dire ce qu'il a dit, et on doit donc se limiter à cela, et ne pas commencer à philosopher, comme le font la plupart de ceux qui se sont imposés comme étant les savants par excellence, et que seuls eux comprennent et interprètent l'islam, et les autres non, même s'ils interprètent à leur guise, et sans science.
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L'élite des pensées (le 09/05/2007 à 18h07)
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L’élite des pensées
relatives au glossaire des gens de la tradition musulmane
Par l’Imam al hafiz Ahmad bno Ali bno hajar Al Askalani
Louange à Allah, qui a toujours été et reste, savant et capable, et qui salue notre prophète qu'il a envoyé à tous les hommes avant-coureur et précurseur, ainsi que sa famille et ses compagnons, un très grand salut.
Ensuite, les écritures sur le sujet de formulation des mots techniques des gens du hadith sont devenues tellement nombreuses, simplifiées et résumées, qu'un frère m'a demandé de lui en résumer l'essentiel. Je lui ai satisfait sa demande, afin que je puisse faire partie de ceux qui ont pris cette voie, en disant que :
L'information (Al Khabar) peut soit provenir de voies en nombre indéfini (1), soit d’un grand nombre, mais défini de voies, supérieur en tout cas à deux (2), ou est égal à deux (3), ou seulement égal à une (4).
Dans le premier cas on parle d'information diffuse (Motawaatir) donc certaine, lorsqu’elle obéit aux quatre conditions suivantes :
- l’information arrive par un grand nombre de voies, rendant impossible la complicité et la concertation des narrateurs à mentir,
- chaque narrateur a raconté ce qu’a dit son homologue, depuis l'origine jusqu'à la fin de la chaine,
- en usant de ses sens (vue, ouïe, etc.…)
- l'information devra entrainer une certitude pour celui qui l'entend.
Dans le second cas on parlera d’une information répandue (Mach hour) ou célèbre (MostafiiD) selon certains.
Dans le troisième cas on a affaire à une information chère (‘Aziz), laquelle qualité n’est pas une condition pour que l’information soit véridique, contrairement à ceux qui l’ont prétendu.
Dans le quatrième cas on parlera d’information étrangère (Ghariib).
Toutes ces quatre informations sont singulières (AAhaad), sauf la première qui est diffuse (Moutawaatr).
Parmi ces trois informations singulières, il y en a qui sont acceptées comme étant véridiques, et par conséquent sont preuves pour justification, et il y en a qui sont refusées, et ceci du fait qu’on a besoin de faire une étude des qualités des narrateurs avant de se prononcer sur leurs véracité, contrairement à la première qui elle, n’a pas besoin de cette étude car elle est véridique d’office. Alors que le bon choix des savants à leur sujet est de dire qu’on peut aussi trouver parmi elles des informations qui donnent un acquis basé sur une étude scientifique, associée à des relations explicatrices.
Ensuite l’étrangeté de l’information soit elle touche le début de la chaine des narrateurs (Sanad), en partant du compagnon, soit le milieu soit la fin. Dans le premier cas c’est l’isolé absolu (Al fard al Motlaq), alors que dans l’autre c’est l’isolé relatif (Al fard Annisbiye), et il est assez rare de l’appeler isolé tout court, contrairement au premier.
De même, l’information (khabar ou hadith) singulière (Khabaro l AAhaad) rapportée par le narrateur droit, de minutie complète, où la chaine est continue, sans vice ni exception est l’information véridique en soi (sahih li dhaatih).
Les degrés de cette dernière diffèrent suivant les degrés de ces qualités, et c’est ainsi que Boukhari a devancé tous les autres livres du hadith, ensuite Mouslim, ensuite les hadiths respectant les conditions de ces deux derniers.
Mais si la minutie n’est pas totalement complète, on parlera dans ce cas de hadith bon en soi (hasan lidhaatih), et avec ses multitudes autres voies il devient véridique non pas en soi mais par autrui (sahih li ghayrih).
Si on trouve que le hadith a été qualifié de véridique et bon en même temps (Hassan Sahih), comme chez Attitmidhi par exemple, alors soit parce que le juge du hadith a considéré que le hadith a été considéré par certains autres juges comme une fois véridique (sahih) et une autre fois bon (Hassan), ou c’est soit parce que le hadith a été rapporté par deux voies différentes, une où le hadith est considéré comme étant véridique (sahih) et une autre où il est considéré comme étant bon (Hassan).
Quant à l’addition faite par l’un des narrateurs de ces deux types de hadith (Sahih et Hassan), elle est acceptée si elle ne s’oppose pas à ce qu’a rapporté un narrateur plus compétant.
Le hadith est dit excentrique (Chaadhdh), si celui qui s’est opposé au narrateur est plus compétant que lui, alors que celui rapporté par le compétant est le mémorisé (Mahfoudh).
Mais si le narrateur est faible cette fois (Da’iif), le premier sera appelé inconnu (Mounkar), alors que celui du compétant est appelé connu (Ma’rouf).
Mais l’isolé relatif à un narrateur (Al Fard Annisbyye), s’il vient un autre hadith qui est rapporté par un autre que lui, on dira du hadith qui vient renforcer le premier, qu’il est poursuiveur (Moutaabi’), car il a poursuivi le premier sur ce qu’il a rapporté. Mais s’il existe un hadith qui ressemble à l’isolé relatif, mais de chaine de narrateurs différente, on dira dans ce cas que le deuxième hadith est témoin du premier (Chaahid). Par conséquen ces deux types de hadiths viennent renforcer le hadith faible, qui passe de la faiblesse (Do’fe) à la bonté (Hosne), et auquel cas on l’appellera : bon par autrui (Hassan Li Gayrih).
On appellera considération (I’tibaar), le fait de chercher les poursuiveurs ou les témoins à d’autres hadiths.
Ensuite le hadith lorsqu’il est accepté, et ne se trouve aucun autre hadith qui s’y oppose, on dira qu’il est fini (Mohkam), et s’il se trouve un hadith semblable qui s’y oppose, et qu’on peut leur trouver à eux deux une explication commune, on a affaire cette fois au hadith controversé (Mokhtalafo lhadiith). Mais si on ne peut pas leur trouver une explication commune, qui tient compte des deux, et qu’il se trouve qu’historiquement l’un est avant l’autre, alors le dernier, nommé prépondérant (Naasikh), l’emporte sur le premier non favori (Mansoukh). Dans le cas où on ne connaît pas l’histoire des deux hadiths, on devra voir la préférence de l’un sur l’autre (Tarjiih), par les différents moyens connus par les savants pour cet effet.
Si toutes ces tentatives échouent, on doit faire un arrêt (Tawakkouf), et ne rien dire à propos des deux hadiths.
Quant aux hadiths refusés, c'est-à-dire non acceptés, ils le sont pour deux causes principales :
- soit par une élimination (par oubli ou non) d’un ou plusieurs narrateurs de la chaine (Saqt),
- soit par diffamation de l’un de ses narrateurs (Ta’ne).
Si l’élimination d’un ou plusieurs narrateurs est faite par l’écrivain au début de la chaine des narrateurs (en considérant comme début de la chaine le narrateur qui vient juste après l’écrivain (son sheikh)), alors on a un hadith attaché (Mou’allaq), et si elle est faite à sa fin, après le suivant du compagnon (Attabi’iyye), on a affaire à un hadith envoyé (Morsal). Mais si elle est faite au milieu de la chaine, alors soit qu’on a éliminé consécutivement deux narrateurs ou plus soit non. Dans le premier cas on dira que le hadith est compliqué (Mo’Dal), dans le second on a affaire au hadith coupé (Mounqati’). Entre autre, cette élimination peut être claire ou cachée. Dans le premier cas on saura qu’il y a eu effectivement élimination si on est sûr que les deux narrateurs ne se sont jamais rencontrés, et pour cela on a besoin de recourir à l’histoire des narrateurs, tandis que dans le deuxième, on a affaire au hadith truqué (Modallasse). Ce dernier peut exister avec différentes expressions qui laissent penser qu’apparemment il y a eu rencontre, alors qu’en réalité non, telles que : « d’après » (‘an) ou « il a dit » (kaala). De même celui qui a envoyé le hadith d’un narrateur contemporain de façon cachée (Al Morsalo Lkhafiyye), lequel narrateur n’a jamais rencontré le cheikh en question, pour donner l’allusion qu’il l’a bien rencontré, alors qu’en réalité il a seulement été son contemporain.
Ensuite la diffamation peut soit être par un mensonge du narrateur : on dira que c’est un hadith controuvé (MawDou’), ou par son incrimination de mensonge, on dira alors que c’est un hadith délaissé (Matrouk), ou parce que ce dernier fait beaucoup d’erreurs et on dira que c’est un hadith (Mounkar suivant certains), aussi bien dans ce cas que dans le cas où la diffamation a été par manque d’attention ou par fornication, ou par son illusion, ou par son opposition, ou son ignorance, ou par son hérésie, ou sa mauvaise mémoire.
Dans le cas de l’illusion, et lorsqu’on peut s’en apercevoir par les attaches et le rassemblement de toutes les voies, on parlera dans ce cas du hadith justifié (Mou’allal).
Ensuite, si la contradiction induit un changement dans la chaine du hadith, alors on parlera d’inclusion dans la chaine (Modrajol Isnaad), ou si elle se fait par association d’un hadith arrêté (Mawkoof) à un relevé (Marfou’), alors on parlera dans ce cas de figure d’une inclusion dans le texte du hadith (Matne), ou si elle se fait par un avancement ou retardement aussi bien dans la chaine que dans le texte, on aura affaire dans ce cas a l’inversé (Makloub).
La diffamation peut aussi provenir d’une addition d’un narrateur dans la chaine, dans ce cas là on parlera de l’additionné dans la chaine continue (Maziid fi mottasili lasaaniid).
Elle peut aussi provenir d’un changement d’un narrateur par un autre, sans qu’on puisse s’assurer du vrai. Dans ce cas là on a affaire au hadith perturbé (MoDTarib). Mais le changement de narrateur peut se faire exprès, pour examen de la bonne mémoire d’un élève.
Elle peut aussi se faire par un changement soit de la ponctuation des lettres d’un mot du hadith, on parlera dans ce cas du falsifié (MossaHHaf), et si le changement touche le corps de la lettre, et non pas sa ponctuation, on a alors un hadith faussé (MoHarraf).
Il n’est permis de changer à volonté le texte d’un hadith, soit par troncation ou par remplacement d’un mot par un équivalent, que par quelqu’un qui connaît le sens des mots, afin de ne pas changer signification du hadith.
Si le sens de certains mots du hadith n’est pas clair, on fera appel à l’explication de ces derniers, qui sont considérés comme étrangers, puisqu’ils sont peu employés (Ghariibo lhadith), et la clarification du problème posé par eux (Bayano lmochkil).
Ensuite l’ignorance du narrateur, qui peut provenir du fait que le narrateur est connu par plusieurs surnoms, et il est nommé exprès par un nom non réputé pour une raison particulière. Parmi les livres qui parlent de ces types de narrateurs, on a « Al mowaddih ».
Il se peut aussi que le narrateur n’ait pas rapporté beaucoup de hadiths, et de ce fait là il n’y a pas beaucoup qui ont pris sur lui. Certains auteurs ont écrit des livres tel que « les uniques » (Al wohdaane) sur ce type de narrateurs pour qu’ils soient bien connus.
Il se peut aussi qu’un narrateur ne soit pas nommé, et ceci par souci de simplification, et on trouve des livres qui ont été écrit sur ce type de narrateurs, tel que « les imprécis » (Al Mobhamaat). On ne doit accepter un narrateur imprécis, même si on sous-entend qu’il est juste, selon l’avis le plus sûr.
Mais s’il est nommé, et qu’un seul a rapporté son hadith, alors on a un narrateur qui est inconnu en soi (Majhoulo l’ayn). Tandis que si deux ou plus ont rapporté son hadith, sans l’authentifier pour autant, alors il est d’un état inconnu (Majhoulo Lhaal), et il peut être aussi appelé latent (Mastour).
Ensuite l’hérésie peut soit provenir d’un acte de mécréance (Bid’a Bi Mokaffir), auquel cas le narrateur hérétique n’est pas accepté, soit d’un acte de fornication (Bid’a bi Moffasiq), auquel cas le narrateur peut être accepté seulement s’il ne prêche pas son hérésie, et ceci suivant l’avis le plus véridique. Mais s’il rapporte un hadith qui fortifie son hérésie, alors se hadith est repoussé, suivant l’avis choisi par les savants du hadith, comme il l’a annoncé Al Jawzajaani, le cheikh d’Annassaai.
Ensuite si la mauvaise mémoire c’est un qualificatif du narrateur, dans ce cas on parlera d’un narrateur excentrique (Sayyio l HifDh), suivant certains. Mais si ce dernier a été poursuivi par quelqu’un de considéré, ainsi que le latent, l’envoyé, et le truqué, alors leur hadith deviendra bon (hassan), non pas par lui même, mais plutôt par l’ensemble.
Ensuite la chaine (Isnaad), soit elle s’arrête au niveau du prophète de façon franche, tels que ce qu’il a dit, ou fait, ou toléré, ou de façon arbitraire, et dans ce cas là le hadith est élevé (Marfou’), soit elle s’arrête au niveau d’un compagnon (sahabi), qui est celui qui a rencontré le prophète sws tout en croyant à lui, et est mort musulman, même s’il a fait acte d’apostasie entre temps, et ceci suivant l’avis le plus véridique; le hadith sera considéré dans ce cas comme étant arrêté (Mawkouf)
Elle peut s’arrêter aussi au niveau du poursuiveur (Taabi’iyye), qui est celui qui a rencontré le compagnon, et auquel cas le hadith sera considéré comme coupé (Maqtou’) ; et on dira de même pour tous ceux qui suivront le poursuiveur que leur hadith est coupé, ou aussi arrêté au niveau de celui qui l’a rapporté. On pourra aussi dire pour ces deux derniers types : une trace (Athar), tandis qu’on dira hadith rapporté (Mousnad) pour celui qu’a levé le compagnon avec une chaine apparemment continue.
Si le nombre de narrateurs de la chaine est petit, on dira dans le cas où elle s’arrête au prophète sws que la chaine est absolument haute (‘olowwon MoTlaq), alors que si elle s’arrête à un grand savant (Imam) ayant une qualité haute, tel que Cho’bah, on dira que c’est une chaine relativement haute (‘Olowwe nisbiyye).
On y trouve la concordance (Al Mowaafaqah), qui est le fait d’arriver à un cheikh de l’un des écrivains, mais non pas par sa voie, mais plutôt par une autre, on dira qu’il y a concordance des deux voies.
On y trouve aussi l’échange (Al Badal), qui est le fait d’arriver au cheikh du cheikh de l’écrivain par une autre voie.
On y trouve aussi légalité (Al Mosaawaah), qui est le fait d’arriver par une autre voie que celle de l’écrivain avec exactement le même nombre de narrateurs.
On y trouve aussi le serrement de main (Al MosaafaHah), qui n’est pas autre chose que de se rencontrer avec l’élève du cheikh par une autre voie autre que celle de l’écrivain.
A l’opposé de la chaine haute, on trouve la chaine descendante absolue (Nouzoul MoTlaq), et la chaine descendante restreinte (Nouzoul Nisbyye).
S’il se trouve que le narrateur et son sheikh ont le même âge, et se sont rencontrés, alors on a la camaraderie (Al Aqraane).
Mais s’il rapporte chacun sur l’autre, on a alors l’orné (Al Modbbaj).
Mais si l’un rapporte sur celui qui est de plus bas niveau, alors on affaire à la narration des plus grands sur les plus petits (Al Akaabiro ‘ani l Asaaghir), et les parents sur les fils (Al Aabaao ‘ani l Abnaa) fait bien partie de cette catégorie. Mais le plus souvent on a plutôt les fils qui rapportent sur les parents (Al abnaao ani l Aabaa), et il y en a qui a rapporté sur son père qui a son tour a rapporté sur son grand père.
Mais si deux narrateurs rapportent tous les deux sur le même cheikh et que l’un meurt avant l’autre, on aura affaire au précédent et au suivant (Assabiqo wa llahiq).
Tant dis que s’il est rapporté sur deux ayant le même nom, sans que l’on puisse distinguer l’un de l’autre, alors on saura les reconnaître par la spécification de l’un d’entre eux à ce narrateur.
Mais si un cheikh ne reconnaît pas avoir dit ce qu’a rapporté l’élève sur lui de façon catégorique, alors le hadith est refusé, mais s’il ne reconnaît pas son hadith de façon probable, il est accepté suivant l’avis le plus véridique.
On trouve dans cette catégorie, ceux qui ont rapportés des hadiths et lesont oubliés, et on trouve par exemple des savants qui ont écris des livres sur ce sujet là, tel que Addaraqotni lorsqu’il a écrit son livre : « celui qui a rapporté et oublié».
Si les narrateurs se mettent d’accord sur la façon de rapporter le hadith, ou sur l’état de rapport du hadith, tel que chaque narrateur avait la position debout quand il a rapporté le dit hadith, alors on affaire au hadith séquentiel (Mousalsal).
Les différentes façons de rapporter le hadith sont : j’ai entendu (Smi’to) (1), il m’a dit (Haddathanii) (2), il m’a informé (Akhbaranii)(3), je lui ai lu (Qara to ‘Alayh) (4), on lui a lu et moi j’écoutais (Qoria ‘Alayhi Wa Anaa Asma’) (5), ensuite il m’a raconté (Amba anii) (6), ensuite il m’a donné en main propre (Naawalanii) (7), ensuite il m’a parlé de bouche à oreille (Chaafahanii) (8), ensuite il m’a écrit (Kataba ilayy) (9), enfin il se dit que (‘an) et similaires (10).
Quand aux deux premières expressions, elles sont pour celui qui a écouté seul et directement du cheikh, et s’ils étaient plusieurs à l’avoir entendu, il doit utiliser la même expression mais au pluriel.
Quant à la première expression, elle est la plus franche et la plus haute de niveau, du point de vue de la dictée. Tandis que la troisième et la quatrième se disent pour celui qui a lu le hadith devant le cheikh par soi même, et s’ils sont plusieurs à le faire c’est comme la cinquième expression.
Mais la sixième a le sens de la troisième sauf chez les derniers savants qui pour eux elle prend le sens de la licence (Ijaazah) comme « d’après » (‘An). Si le contemporain utilise l’expression «d’après », alors c’est considéré dans ce cas comme s’il l’a entendu directement, sauf si c’est un tricheur (Modallisse). Néanmoins on trouve que certains savants ont dit qu’il faut qu’ils se soient rencontrés au moins une fois, et c’est avis là qui a été choisi par la plupart. Ils ont aussi désignés par le bouche à oreille (Mochaafahah) la licence dite par voix, contrairement à l’écrite, qui elle doit bien être écrite (Mokaatabah). Ils ont posé comme condition de validité de la main à main (Al monaawalah), le fait d’être associée à l’autorisation de rapport, et c’est le plus haut niveau de licence.
Ainsi ils ont posé pareille condition pour la trouvaille (Wijaadah), pour le recommandation du livre (Wassiyyaton Bil Kitaab) et pour l’annonce (I’laam), sinon c’est sans considération, et c’est comme la licence générale ou la licence à un inconnu ou à un non existant, suivant l’avis le plus véridique dans tout ce qui a précédé.
Ensuite si les noms des narrateurs et les noms de leurs pères et ainsi de suite en montant concordent, mais sans que pour autant il s’agisse des mêmes personnes, on parlera dans ce cas du concordant (Al Mottafiq) et de l’éloigné (Al Moftariq). Et si les noms se ressemblent dans l’écriture mais se prononcent différemment, alors on a affaire à l’harmonieux (Motalif) et le distinct (Mokhtalif).
Mais si les noms coïncident sans les noms des pères, ou l’inverse, alors c’est le semblable (Al Motashaabih), ainsi si les noms coïncident de même que ceux des pères, sans les origines. Du semblable et de ce qui précède se composent différents types, parmi eux on peut avoir soit l’accord des noms des pères et fils ou leur ressemblance sauf sur une lettre ou deux, soit l’avancement ou le recul de l’un sur l’autre ou similaire.
Fin
A la fin, il est intéressant de connaître les classes des narrateurs, leurs dates de naissance, de décès, leurs pays d’origine, leurs états relativement à la droiture et à la diffamation et l’ignorance, et les niveaux de diffamation, dont le plus bas est de décrire le narrateur par un superlatif, tel que le plus menteur de tous (Akdhabo Nnaasse), imposteur (Dajjaal), compositeur (Waddaa’), ou très menteur (Kadhdhaab).
Le plus simple de ces niveaux est le mou (Layyine) ou bien ayant mauvaise mémoire (Sayyio lHifDH), ou bien celui où certains ont rapporté sur lui.
Il est aussi intéressant de connaître les niveaux de la droiture, parmi lesquels et le plus haut d’entre eux, est la qualification par un superlatif, comme le plus crédible de tous (Awthaqo Nnaasse), ensuite vient la qualification par un qualificatif ou un double qualificatif pour renforcer cette dernière, comme confiant confiant (Thiqah Thiqah), ou bien confiant mémorisant (Thiqah HaafiDH), et le plus faible niveau est celui qui laisse sentir que la qualité et assez proche de la plus faible qualité de diffamation, comme narrateur (Cheikh). Entre autre la recommandation est acceptée de celui qui est connaisseur de ses causes, même s’il est seul à le faire, contrairement à celui qui oblige qu’il y en ait deux, suivant l’avis le plus véridique.
La diffamation passe avant la droiture, si elle est d’un connaisseur de ses causes, et qui l’a bien expliquée. Mais si le diffamé n’a pas été reconnu droit, on acceptera donc qu’il mérite cettequalification, et on refusera son hadith suivant l’avis le plus choisi.
Il aussi intéressant de connaître les surnoms de tous les nommés, et les noms de tous les surnommés, et celui qui a le nom semblable à son surnom, et celui qui a plusieurs surnoms ou épithètes, et celui qui a son nom qui concorde avec le nom de son père, ou l’inverse, ou bien celui que son surnom coïncide avec celui de sa femme, ou celui qui prétend descendre d’autre origine que celle de son père ou sa mère ou celui qui prétend appartenir à autre chose que celle indiquée réellement par son surnom, ainsi que celui que son nom et celui de son père et de son grand père concordent, ainsi que celui pour lequel le nom de son cheikh et du cheikh de son cheikh coïncident et ainsi de suite en montant, et celui dont le nom du cheikh coïncide avec celui du narrateur qui a rapporté sur lui.
Il est aussi intéressant de connaitre les noms abstraits et isolés, et les surnoms, et les patronymes, et les origines qui se rapportent généralement aux tribus ou aux nations, tels que les pays ou village ou quartier, ou voisinage, ainsi qu’aux métiers et aux professions, et dans ces choses là, il peut bien y avoir concordance comme il peut y avoir seulement ressemblance comme les noms. Il se peut aussi que ces appartenances soient employées comme surnoms.
Il est aussi intéressant de connaître les causes de ces appellations, et connaître la partialité d’en haut et d’en bas, soit par esclavage ou par alliance, ainsi que la connaissance des frères et sœurs, et celle de la politesse du cheikh et de l’étudiant, et l’âge de la prise en charge (TaHammol) et celui de l’exécution (Adaa), et la façon d’écrire le hadith et sa récitation et de son écoute, et la façon de le faire écouter, et le voyage pour le cumul du hadith, et son édition sous forme de livres : soit suivant les narrateurs (Massaaniid), soit suivant les sujets, ou bien suivant les critiques ou les morceaux de hadiths, et la connaissance des causes du hadith, et certains cheikhs du juge Abu Ya’la Bnou Lfaraa ont écrit des livres sur ce sujet là, ainsi que sur la plupart de ces différents types de sujets, et tout ceci est bel bien une description claire de définition, qui n’a pas besoin d’exemples, et son énumération est très difficile, et il est bon de revoir la documentation concernée, et Allah est le Seul qui couronne de succès et Qui guide, il n’y a pas Dieu vrai que Lui.
Traduit par abou Haamed Al Idrissi à la Mecque le 09/rabii 2/1428 H équivalent au 27/04/2007 G
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Le musulman du net (le 09/05/2007 à 18h09)
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Le musulman du net, le musulman du canal
A l’arrivée du net sur le marché, il y a de ça quelques années, les musulmans ont en vu une source de déroutement ultra dangereuse, du fait de la simplicité de communication, et de son prix presque nul. Mais quand les sites islamiques ont commencé à y pousser comme des champignons, beaucoup de gens ont vu dans ce phénomène, une application d’un hadith souvent cité à cette occasion, et ont repris haleine, et l’ont accepté tant bien que mal.
Beaucoup d’entre eux, se sont précipité pour leur ouvrir un site sur ce dernier. On en voit tous les jours, et de toutes les couleurs, à tel point que l’on se perd dans cette forêt si géante de sites de toute tendance.
De par la facilité de créer des sites, vus les outils abondants, dits de dernière génération, c'est-à-dire, ne demandant aucune connaissance en informatique, tout le monde s’est mis, et devant ce grand embarras du choix, le nouveau musulman, non éveillé, va se trouver sur un site « islamique » quelconque, qui peut lui présenter l’islam de façon assez particulière, voire complètement falsifiée. Le problème n’est pas si simple, comme on peut le penser à première vue, en disant, oui c’est bien normal que chacun s’y mette pour prêcher l’islam, et bien sur, personne n’est parfait, et il faut bien commencer un jour. Il y a d’autres qui vous diront, et vous vos avez bien dû commencer comme ç a vous ai été possible, et là voilà maintenant vous comprenez bien l’islam comme il faut. Le fait de mal démarrer ne vous a pas empêché de finir par bien aboutir.
Ce gendre de remarques, faites généralement par des gens simples, bons, qui n’ont pas la possibilité d’analyser le phénomène dans sa profondeur, sont assez nombreux, et ont une de ces audaces, qui fait que si vous n’êtes pas bien sur de vous-même, ils peuvent arriver à même vous perturber vos croyances.
Analyse du problème :
L’islam, comme toute autre doctrine, doit être étudié, compris, et ensuite bien appliqué. Un faux départ, au niveau de son apprentissage, peut avoir des conséquences néfastes sur la foi du musulman, et par conséquent sur son comportement. En effet, il est plus difficile d’enseigner un adulte, qu’un jeune, du simple fait que l’adulte a généralement une formation préliminaire sur le sujet, et il faut effacer les informations acquises au préalable, dans la plupart des cas, avant de lui inculquer l’enseignement voulu.
Ceci est bien le cas de la plupart de ceux qui ont appris l’islam, à droite et à gauche, à l’aide des sites et canaux de télévision. En effet, de part la disponibilité de ces moyens, de leur aisance - vu que l’émission télévisée vient jusqu'à vous, à votre lit, et gratuitement et sans aucun effort – de pqrt la non disponibilité des autres solutions, voire leur inexistence, et surtout en les langues autre que l’arabe, les musulmans non arabophones, se voient donc devant un seul choix, à savoir apprendre l’islam à travers ces différentes moyens , ainsi que mes différentes traductions existantes, lesquelles traductions laissent bien à désirer, voire même très loin de la vérité, et ceci pour l simple raison qu’ils ne peuvent avoir accès aux textes originaux en langue arabe évidement.
Je ne parle pas là des tendances égarées, qui elles sont là effectivement pour cela, mais je parle des jeunes convertis, qui de toute bonne foi, veulent bien apprendre l’islam, mais ne trouvent devant eux que ces moyens faciles et disponibles, qui leur présentent l’islam de façon totalement erronée, façon qui n’est pas trop loin de leur croyance antécédente.
On voit donc que le problème de langue arabe, de disponibilité, d’aisance, et du coup de cet apprentissage de l’islam, a fait que le nouveau convertit se trouve victime de cet état de fait, et plonge donc dans un océan sans fin de contradictions, et de cercles vicieux, à n’en plus finir.
Ces moyens lui présentent l’islam sans fondements, sans bases, sans règles, un islam recettes de cuisine, un islam type christianisme, vu que la majorité des convertis sont de cette souche.
Il faut dire que cette population, bien préparée à une telle vision des choses, de part leur appartenance antécédente, a accepté l’islam, parce qu’il représentait en quelque sorte pour elle, une espèce de continuation de leur croyance antérieure, qui était basée en principe, sur la croyance aveugle au prêtre, qui donnait une représentation matérielle du représentant sur terre de la loi divine.
Cette représentation matérielle est innée en l’être, qui n’a pas pu s’en détacher, et a toujours senti son besoin au fil des civilisations, malgré que tous les prophètes l’aient combattu de toutes leurs forces. C’est ainsi qu’on trouve dans le coran beaucoup de versets qui expliquent que c’est la plus grande cause de l’égarement des peuples, comme dans le verset 7/138 :
138] Et Nous avons fait traverser la Mer aux Enfants d'Israël. Ils passèrent auprès d'un peuple attaché à ses idoles et dirent: "Ô Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux." Il dit: "Vous êtes certes des gens ignorants. |
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